Ferrari Dino 246 GTS : l’histoire vraie de la Ferrari enterrée à Los Angeles

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La seule caisse de l’histoire qui prouve qu’on peut être enterré vivant

En février 1978, dans un quartier tranquille de West Athens, Los Angeles, des gamins creusent un trou dans un jardin au 119th Street. Pour trouver quoi? Qu’est-ce que ça peut foutre…toujours est-il que des gamins ça creuse, et eux ils creusent…

Quand soudain, la pelle tape du métal. Et apparaît une magnifique boîte de Quality Street avec des figurines de Lucky Luke à l’intérieur…ça aurait pu…mais non!! À la place d’une boîte à jouets, à quelques centimètres sous la surface, la Californie vient d’accoucher d’une Ferrari. Et pas n’importe laquelle : une Ferrari Dino 246 GTS de 1974. Enterrée…Vivante.

1974, naissance d’un faux drame

Retour en arrière.

Octobre 1974.

Un certain Rosendo Cruz, résident d’Alhambra, Californie, achète une Dino 246 GTS neuve pour environ 22 500 dollars. À l’époque, c’est une somme sérieuse. La Dino n’est pas une Ferrari comme les autres : elle ne porte même pas le badge Ferrari sur le capot, officiellement c’est une “Dino”, en hommage au fils d’Enzo Ferrari.

Un V6 2.4 litres en position centrale arrière.

195 chevaux.

Boîte manuelle 5 rapports.

Équilibre quasi parfait.

Une machine trop belle pour être raisonnable.

Le 7 décembre 1974, Cruz déclare la voiture volée.

Disparue pendant qu’elle était garée.

Le dossier est traité. L’assurance paie. Rideau.

Le plan parfait, sauf le détail gênant

Selon les éléments recoupés par la presse américaine et les enquêtes ultérieures, l’hypothèse dominante est celle d’une fraude à l’assurance.

Le scénario supposé :

  1. Organiser le vol.

  2. Faire disparaître la voiture.

  3. Prouver sa “destruction”.

  4. Encaisser le chèque.

Classique. Presque ennuyeux.

Sauf que la destruction n’a jamais eu lieu. La Dino a été enterrée. Pourquoi ?

Les théories varient :

• Cache temporaire avant démontage.

• Plan improvisé.

• Mauvaise coordination entre exécutants.

• Peur.

• Stupidité.

La version romantique raconte qu’un des hommes impliqués aurait refusé de la détruire, par amour pour la voiture, et l’aurait protégée sous des bâches et des couvertures avant de la recouvrir de terre.

C’est possible.

C’est beau.

Mais aucune source judiciaire ne l’atteste formellement.

Ce que l’on sait, en revanche, c’est que les badges avaient été retirés.

Preuve supposée de destruction. L’assurance a payé.

Et la Dino a dormi.

1978, résurrection après 4 ans sous terre

Et pourtant, quand la voiture est exhumée en 1978, son état est étonnamment correct. La carrosserie est atteinte, évidemment. L’humidité a fait son travail. Mais la Californie n’est pas la Normandie…ou le Perche (kassedédi) Le climat sec a limité les dégâts.

L’affaire fait la une du Los Angeles Times.

Une Ferrari enterrée dans un jardin de banlieue.

On est à mi-chemin entre un épisode des Monty Python et un polar de téléfilm Z sur TF1 à 23h le dimanche. Si tu n’as pas la référence, c’est que tu es né dans le second millénaire, et tu n’as rien à foutre sur ce site… Va te mettre en pyjama…

La voiture devient propriété de l’assureur, Farmers Insurance, qui l’avait indemnisée. Et là, l’absurde continue.

L’assureur organise une sorte de mise en vente médiatisée. La Dino attire la foule. Et pendant qu’elle est exposée… des pièces disparaissent. Des mecs avaient flairé le coup et ont tapé des pièces qui étaient encore mal retapées. C’est pas un truc de frappé?

Une Ferrari qui a survécu à un enterrement clandestin, mais pas à un parking surveillé.

Happy End(ino)

La caisse est finalement achetée par Brad Howard, passionné de Ferrari. Elle est restaurée avec l’aide du spécialiste Giuseppe Cappalonga.

Elle reprend la route.

Plaque personnalisée : “DUG UP”.

Parce qu’à ce stade, autant assumer.

La Dino existe toujours. Elle a survécu à :

• un faux vol

• un enterrement

• une fraude à l’assurance

• une re-dépouille en exposition

• et quatre décennies supplémentaires

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https://www.brooap.fr/articles/ferrari-dino-246-gts-lhistoire-vraie-de-la-ferrari-enterree-a-los-angeles

La seule caisse de l’histoire qui prouve qu’on peut être enterré vivant

En février 1978, dans un quartier tranquille de West Athens, Los Angeles, des gamins creusent un trou dans un jardin au 119th Street. Pour trouver quoi? Qu’est-ce que ça peut foutre…toujours est-il que des gamins ça creuse, et eux ils creusent…

Quand soudain, la pelle tape du métal. Et apparaît une magnifique boîte de Quality Street avec des figurines de Lucky Luke à l’intérieur…ça aurait pu…mais non!! À la place d’une boîte à jouets, à quelques centimètres sous la surface, la Californie vient d’accoucher d’une Ferrari. Et pas n’importe laquelle : une Ferrari Dino 246 GTS de 1974. Enterrée…Vivante.

1974, naissance d’un faux drame

Retour en arrière.

Octobre 1974.

Un certain Rosendo Cruz, résident d’Alhambra, Californie, achète une Dino 246 GTS neuve pour environ 22 500 dollars. À l’époque, c’est une somme sérieuse. La Dino n’est pas une Ferrari comme les autres : elle ne porte même pas le badge Ferrari sur le capot, officiellement c’est une “Dino”, en hommage au fils d’Enzo Ferrari.

Un V6 2.4 litres en position centrale arrière.

195 chevaux.

Boîte manuelle 5 rapports.

Équilibre quasi parfait.

Une machine trop belle pour être raisonnable.

Le 7 décembre 1974, Cruz déclare la voiture volée.

Disparue pendant qu’elle était garée.

Le dossier est traité. L’assurance paie. Rideau.

Le plan parfait, sauf le détail gênant

Selon les éléments recoupés par la presse américaine et les enquêtes ultérieures, l’hypothèse dominante est celle d’une fraude à l’assurance.

Le scénario supposé :

  1. Organiser le vol.

  2. Faire disparaître la voiture.

  3. Prouver sa “destruction”.

  4. Encaisser le chèque.

Classique. Presque ennuyeux.

Sauf que la destruction n’a jamais eu lieu. La Dino a été enterrée. Pourquoi ?

Les théories varient :

• Cache temporaire avant démontage.

• Plan improvisé.

• Mauvaise coordination entre exécutants.

• Peur.

• Stupidité.

La version romantique raconte qu’un des hommes impliqués aurait refusé de la détruire, par amour pour la voiture, et l’aurait protégée sous des bâches et des couvertures avant de la recouvrir de terre.

C’est possible.

C’est beau.

Mais aucune source judiciaire ne l’atteste formellement.

Ce que l’on sait, en revanche, c’est que les badges avaient été retirés.

Preuve supposée de destruction. L’assurance a payé.

Et la Dino a dormi.

Happy End(ino)

La caisse est finalement achetée par Brad Howard, passionné de Ferrari. Elle est restaurée avec l’aide du spécialiste Giuseppe Cappalonga.

Elle reprend la route.

Plaque personnalisée : “DUG UP”.

Parce qu’à ce stade, autant assumer.

La Dino existe toujours. Elle a survécu à :

• un faux vol

• un enterrement

• une fraude à l’assurance

• une re-dépouille en exposition

• et quatre décennies supplémentaires

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